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L'INTOXICATION INVOLONTAIRE!!

Paru le 6 janvier 2015 10:19
Par Claire Tessier
L’Express

C'est ok parce qu'elle est intoxiquée?

Caroline Lepage
Publié le 11 mai 2014

Campagne Non sans son consentement

PRÉVENTION. Les finissants des écoles secondaires de la région reçoivent, d'ici la fin de l'année scolaire, des "drinkdétective" qui leur permettent de tester si une substance indésirable s'est retrouvée dans leur verre à leur insu
Cette distribution est orchestrée par le CALACS La Passerelle qui, dans le cadre de la semaine des Victimes d'Actes Criminel, mène la campagne "Non sans son consentement" visant les groupes de cinquième secondaire, à l'aube de leur bal de finissants.
"Lors de nos animations, nous parlons des risques d'intoxication lorsque nous sortons dans les bars ou lors de party et de la notion de consentement qui n'est parfois pas respecté lorsque la personne se voit imposer une relation sexuelle alors qu'elle n'est pas en état de réagir à sa guise", explique Annie Denoncourt, intervenante au CALACS.
Des actions afin de rejoindre les jeunes cégépiens seront également menées lors de la prochaine rentrée scolaire. À ce niveau, c'est la période des initiations qui préoccupe…
L'Express a assisté à l'une de ces nombreuses rencontres en milieu scolaire où les garçons interagissaient davantage que les filles. "C'est souvent comme ça", observe Mme Denoncourt.
Si l'agression sexuelle date de la nuit des temps, le CALACS a adapté son discours aux jeunes d'aujourd'hui. Un fait n'a pas changé : la notion de consentement. "Dès qu'une personne te dit "non, je ne veux pas, arrête", ça ne doit pas aller plus loin. C'est aussi simple que ça", explique l'intervenante
L'intoxication n'est pas une excuse
La menace, le chantage sont des armes de l'agression, qui se présente lorsqu'une personne tente d'avoir le contrôle sur une autre. L'intoxication, par exemple, est une façon d'exercer du pouvoir. Et la drogue du viol n'est pas un mythe à Drummondville. Des cas déplorables sont rapportés régulièrement au CALACS.
Par exemple, une fille leur a raconté qu'au moment où elle dansait dans un bar, elle a vu les yeux de son amie tourner subitement dans le beurre. La jeune adulte avait perdu tous ses moyens. Sa copine a sitôt demandé l'aide des portiers. L'ambulance a été contactée. Elles ont su plus tard que c'était un cas d'intoxication du GHB.
À cause de ses propriétés euphorisantes et désinhibantes, l'ecstasy donne aussi droit à son lot de situations compromettantes. "Si vous voyez une fille se déshabiller dans un party, invitez-la à se revêtir au lieu de prendre des photos d'elle et de les mettre sur Facebook. Prenez soin de vos amis", conseille Mme Denoncourt.
Pour sa part, le stagiaire qui l'accompagnait, en classe, a répété la remarque classique du gars qui dit à ses chums : "Cette fille-là est saoûle. Ça va être facile à soir". Cet atelier de sensibilisation tentait de faire entendre aux élèves le bon sens. "S'il vous plaît les gars, raccompagnez-la à la place. Elle va vous remercier après", a-t-il communiqué aux jeunes qui semblaient interpelés par ce sujet d'actualité.
Dernière modification à cet article le 6 janvier 2015 10:59:31

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