REVUE DE PRESSE

2012-2013

Drummondville - www.journalexpress.ca

Publié le 4 Mai 2012

ATTENTION : ERREUR SUR L’ORGANISME

 

     Nous entendons parler depuis quelques temps d’une fondation dont le projet est de mettre sur pied une ressource d’hébergement spécialisée pour jeunes filles victimes d’agression sexuelle. Cette ressource, forte de ses connaissances en  thérapie équestre (avec des chevaux), désire faire l’acquisition et transformer en conséquence un centre équestre, à proximité de Drummondville.

     La fondation, qui porte le même nom que la ressource,  a donc besoin de sommes importantes pour mener à bien son projet : vente de friandises et d’objets promotionnels par des adolescentes du secondaire, témoignages, conférences,  parties de sucre, offres de visibilité marketing, … font donc partie de ses outils de mise en marché.

Le CALACS La Passerelle, centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, agit dans la MRC Drummond depuis plus de 20 ans : aide aux  femmes et adolescentes victimes; prévention dans les écoles secondaires auprès des filles et des garçons; défense du droit des femmes à l’égalité et au respect. Loin de nous l’idée de nous poser en faux contre la mise en place d’une ressource originale avec une nouvelle alternative d’intervention, qui pourraient convenir à des jeunes ayant besoin d’un processus de «guérison» fait en hébergement. Au contraire, nous nous réjouissons de l’élargissement de l’éventail de soins mis à la disponibilité des victimes.

     Cependant, nous sommes préoccupées par la naissance d’une certaine confusion des rôles. En effet, nous avons entendu à quelques reprises l’affirmation que cette fondation donnerait un bon coup de pouce à  notre CALACS. Hors, il n’en est rien! Aucune fondation, quelle qu’elle soit, ne soutient financièrement le CALACS La Passerelle. Notre principal bailleur de fonds est l’Agence régionale de la santé et des services sociaux – Région Mauricie et Centre-du-Québec.

D’ailleurs, comme notre organisme est un organisme communautaire à but non-lucratif et que l’ajout de  financement à la mission est de nos jours une denrée rare, une des conditions liées à notre financement de base est de solliciter nos communautés de vie afin qu’elles contribuent au manque à gagner chronique que vivent l’ensemble des organismes communautaires autonomes à divers niveaux.

    Vous voyez où nous voulons en venir.Nous respecterons toujours la liberté de choix des donatrices et donateurs quant aux causes qu’elles et ils privilégieront; il serait malséant et absolument contraire à nos valeurs de tenir une autre forme de discours. Cependant, là où le bât blesse, c’est quand on se rend compte qu’une confusion subtile entre nos  deux organisations demeure. En clair, dans la MRC Drummond et environs, un CALACS – La Passerelle – lutte contre les agressions à caractère sexuel depuis plus de 20 ans. Par ailleurs, une fondation travaille actuellement, dans la même MRC, à recueillir des fonds qui serviront à mettre sur pied un autre type de ressource d’aide, totalement différente d’un CALACS.

Prière de ne pas confondre.

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Source : Jocelyne Desjardins

               pour la collective du CALACS La Passerelle

               téléphone :  819-478-3353

               courriel:      jdesjardins@calacs-lapasserelle.org

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                  Cyberpédophilie… et les victimes dans tout ça?
Publié le 18 Avril 2012 L'EXPRESS (Drummondville)

    L’exploitation sexuelle des enfants sur Internet est une préoccupation constante depuis quelques années. Derrière chaque image, il y a une victime. Derrière chaque visionnement, il y a une nouvelle exploitation d’enfant (extrait tiré du journal Le Soleil, 10 avril 2012). C’est en évoquant cette image puissante que le ministre de la Sécurité publique du Québec annonçait l’embauche de 21 policiers et de 4 civils pour lutter contre la cyberpédophilie.


    Tout d’abord, quelques précisions sur le terme «pédophilie». En psychiatrie, ce mot signifie «attirance sexuelle pour les enfants». En tant que Centre spécialisé en matière d’agression sexuelle, le CALACS La Passerelle a toujours trouvé cette expression bien au dessous de la réalité vécue par les enfants victimes de ce crime. En effet, son utilisation régulière – d’origine d’abord psychiatrique – peut laisser sous-entendre que, puisque la pédophilie est une «maladie» (Ne traite-t-on pas souvent les agresseurs sexuels de «malades»?), les agresseurs ne sont pas vraiment responsables des gestes criminels qu’ils commettent. Pour effacer toute ambigüité du genre, nous préférons plutôt parler de «cybercrime sexuel» ou de «cyberagression sexuelle» à l’endroit des enfants. Car nous nous entendons, toutes et tous autant que nous nous sommes, sur le fait que l’exploitation sexuelle des enfants est bien un crime sexuel. L’adulte atteint de pédophilie a, pour sa part, la responsabilité de trouver un moyen d’empêcher la réalisation de cet acte.


    Le CALACS La Passerelle existe depuis plus de 20 ans. L’une de ses tâches est d’accompagner les femmes et les adolescentes dans le processus judiciaire afin de veiller à leur sécurité rationnelle et émotionnelle par le respect de leurs réalités et une réponse adéquate à leurs besoins en tant que victimes d’agression à caractère sexuel. L’ajout d’enquêteurs et de personnel spécialisés dans le domaine de la cyberviolence sexuelle est une bonne nouvelle : nous ne pouvons qu’applaudir à l’annonce de cette initiative.


    Nous demeurons cependant préoccupées par le fait que l’ensemble de l’appareil judiciaire ne soit pas augmenté dans les mêmes proportions. Il existe déjà des délais d’attente allant jusqu’à 2 ans entre le dépôt d’une plainte et le traitement judiciaire de celle-ci. Des causes graves sont reportées faute d’un nombre suffisant d’avocats de la Couronne. Qu’adviendra-t-il des victimes si le nombre d’enquêtes augmente? Que vivront ces victimes et leurs proches (parents, conjoints…) quand elles apprendront que leur cause est reportée aux calendes grecques pour la énième fois?


    Certes, le traitement des situations d’agressions sexuelles commises sur des enfants est différent, nous en convenons. L’Entente multisectorielle relative aux enfants victimes liant le système de la santé et des services sociaux, le Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) et le système de justice assure la prise
en compte prioritaire des besoins et du mieux-être de l’enfant concerné. Cependant, les effets négatifs de cette décision (nombre insuffisant de procureurs et allongement des délais d’attente) sur les êtres les plus vulnérables et les plus précieux de notre société québécoise – les enfants – ne s’en feront que plus
cruellement sentir.


    Bref, si elle n’est pas accompagnée des ressources nécessaires pour l’administration de la justice, plutôt que d’inciter à dénoncer, cette mesure louable ne
risque-t-elle pas de décourager les dévoilements et la judiciarisation des crimes sexuels informatiques?


Jocelyne Desjardins, CALACS La Passerelle, Drummondville

2011-2012

http://cnw.ca/93xq6

Un projet de loi qui mettrait fin à une injustice pour les victimes d’agression sexuelle

MONTRÉAL, le 5 avril 2012 /CNW Telbec/ - Le Regroupement québécois des Centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) invite les députés de l'Assemblée Nationale à appuyer le projet de loi 594 visant à modifier le Code Civil du Québec en matière de prescription des recours des victimes d'actes à caractère sexuel, déposé aujourd'hui par le député de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant.

En tant que ressources spécialisées en agression à caractère sexuel, les CALACS reçoivent des femmes et des adolescentes de toutes les régions du Québec.  Plusieurs sont survivantes d'inceste ou d'agression sexuelle dans l'enfance. Notre expérience démontre que peu de femmes agressées ont recours aux poursuites civiles, faute de moyens.   Quand elles choisissent d'entreprendre des démarches judiciaires, elles privilégient le plus souvent la voie criminelle, ce qui est déjà très éprouvant pour les victimes.

Outre l'obstacle financier lié aux poursuites civiles, une difficulté importante est certainement les délais de prescription. Dans les CALACS,  46% des femmes rencontrées attendent 13 ans ou plus avant de demander de l'aide suite aux agressions qu'elles ont subies.  Pour celles qui voudraient intenter une poursuite au civil, il est souvent trop tard. L'impossibilité d'agir est souvent très difficile à prouver en matière d'agressions à caractère sexuel, et, comme la responsabilité de faire la preuve incombe à la victime et non à l'agresseur -  contrairement aux autres provinces canadiennes-, il s'agit d'un obstacle de plus pour décourager les victimes de ce genre de poursuites.

Nous considérons donc que toute forme de prescription pour les cas d'agressions à caractère sexuelle ne devrait pas s'appliquer. Les préjudices subis par les femmes et adolescentes ont des impacts considérables sur toute leur vie, allant d'une faible estime de soi, aux impacts sur leur vie amoureuse et conjugale, sur leur santé mentale et menant parfois jusqu'au suicide. Il faut prendre en compte que les femmes  et les adolescentes marginalisées, présentant  des facteurs de discriminations multiples (origines, âge, capacités intellectuelles et physiques…) et vivant des conditions socio-économiques précaires, présentent au départ des facteurs de vulnérabilité qui s'aggraveront suite aux crimes d'agression à caractère sexuel.

Renseignements :

Karine Tremblay
514 529-5252, cellulaire: 514 346-5252
Source : Regroupement québécois des CALACS

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L'INTOXICATION INVOLONTAIRE PRÉOCCUPE AUSSI

LES ÉTUDIANTS-ES EN TECHNIQUES POLICIÈRES DU COLLÈGE ELLIS

 

 

LE 7 MARS 2012

PARLONS FÉMINISME!!!!

 

 

 

 

MERCI AU SYNDICAT DES

PROFESSIONNEL-E-S EN

SOINS INFIRMIERS ET CARDIORESPIRATOIRES DE

DRUMMONDVILLE POUR LEUR CONFIANCE!

 

JOURNÉE D'ACTION CONTRE

LA VIOLENCE SEXUELLE FATE AUX FEMMES

16 SEPTEMBRE 2011

UNE POUR TOUTES, TOUS POUR ELLES

ENSEMBLE CONTRE LA VIOLENCE SEXUELLE!

 

MERCI DE VOTRE SUPPORT !